VIE ASSOCIATIVE :
BILAN DE L’ASSOCIATION VALENTIN HAÜY EN 2010
L’Assemblée générale de l’Association Valentin
Haüy et le Congrès de ses Comités régionaux se sont
tenus les 8 et 9 10 juin dernier. Comme chaque année, ce fut l’occasion
de faire le point sur l’action d’ensemble de l’association
nationale, dont notre Comité Sud 92 est partie intégrante. En
voici un écho, d’après le rapport d’activité
du secrétaire général de l’AVH, Jean-Marie CIERCO,
lui-même aveugle.
2010 : UNE DYNAMIQUE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Le « développement durable » est le plus souvent assimilé aux choix d’une économie environnementale mais le mot est utilisé ici au sens propre pour caractériser la dynamique dans laquelle s’est engagée notre Association. Développer durablement nos services peut être illustré, parmi les nombreuses activités de notre Association au service des personnes aveugles ou malvoyantes, par cinq exemples d’innovation en 2010 :
- La sensibilisation à la déficience visuelle par une communication multimédia pour le grand public ;
- La reconnaissance des compétences avec, pour la première fois en France, des salariés déficients visuels qualifiés SST (Sauveteur secouriste du travail) ;
- Le cinéma pour tous avec le 1er festival de l’Audiovision en parallèle au Festival de Cannes ;
- Le sport à l’honneur avec l’organisation d’un
triathlon en duo dans le cadre prestigieux du domaine de Versailles ;
- Le livre sonore : nos usagers peuvent recevoir gratuitement chez eux, par
téléchargement, sous 24 heures au maximum, les livres audio
commandés à la Médiathèque.
Si ces quelques exemples mettent en avant des entités particulières, n’oublions pas que les succès obtenus sont collectifs et que l’engagement important de tous, salariés et bénévoles, dans les Comités régionaux et locaux, les établissements et au Siège, est indispensable pour assurer la réussite du développement durable de nos services.
GOUVERNANCE ET RESSOURCES HUMAINES
Les bénévoles et les salariés jouent un rôle complémentaire dans le fonctionnement de nos services. La dynamique du développement durable du bénévolat a été accentuée en 2010. Citons, notamment : la diffusion de la « charte du bénévolat » ; la réalisation de quatre journées de sensibilisation à la déficience visuelle et de présentation de l’AVH aux nouveaux bénévoles et salariés ; la poursuite des actions de recherche de bénévoles ; le recours au mécénat de compétences ; la valorisation de travail des bénévoles estimée approximativement à environ 218 «équivalents temps plein»… L’emploi salarié, stabilisé depuis 2009, représente, au Siège, au Centre résidentiel et dans les Comités, 165 «équivalents temps plein», correspondant à une masse salariale brute de 8,6 millions d’euros. 70 salariés ont bénéficié de la formation professionnelle continue.
COMTÉ RÉGIONAUX ET LOCAUX
L’activité des Comtés régionaux et locaux dans leur ensemble est restée soutenue en 2010. Les opérations de sensibilisation du public ou d’entreprises au handicap visuel et à l’accessibilité, ainsi que la participation à différentes instances (Commissions de MDPH, CCAS…) ont encore mobilisé nos équipes. L’instance chargée de la coordination s’et mobilisée particulièrement en 2010 sur deux chantiers importants : l’accessibilité des locaux des Comités (avec une première enveloppe de 485.000 €) et les séjours de vacances.
L’Association remercie chaleureusement tous les bénévoles et salariés des Comités et du Siège qui ont assuré merveilleusement leur mission de service de terrain pendant de longues années et ceux qui ont accepté de prendre le relais. Fin 2010, on comptait 115 représentations, soit 71 Comités et 44 Correspondances. 11 nouveaux président, dont 5 sont déficients visuels, ont été accueillis. Le nombre d’usagers accueillis reste constant à 20.000 bénéficiaires des activités et services proposés, dont près de 5.000 régulièrement. Le bénévolat mobilise régulièrement quelque 3.000 personnes donnant tout ou partie de leur temps (plus de 300.000 heures au total).
ÉTABLISSEMENTS
L’éducation et la formation professionnelle : le Centre de formation
et de rééducation professionnelle (CFRP, au siège à
Paris) a ouvert une nouvelle formation, celle de « praticien bien-être
», avec 12 stagiaires en 2010. En tout, le CFRP a accueilli 141 stagiaires,
soit 5 % de plus qu’en 2009. Taux de réussite aux examens de
97 %, pour 33 diplômés en 2010 dont 20 en masso-kinésithérapie.
L’IMPro de Chilly-Mazarin accueille 33 jeunes de 14 à 20 ans
polyhandicapés, encadrés par une équipe pluridisciplinaire
de 37,4 «équivalents temps plein».
L’aide par le travail : les deux établissements et services d’aide par le travail (ESAT) de l’AVH accueillent 142 travailleurs handicapés ; dont 93 à l’ESAT Odette WITKOWSKA à Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône) et 49 à l’ESAT d’Escolore (Puy-de-Dôme).
L’insertion dans les deux entreprises adaptées :
- L’Atelier de La Villette (imprimerie noir et braille),
avec 47 salariés, affiche un résultat positif pour la seconde
année consécutive (+11 %).
- La chaiserie « Frère Francès » (25 salariés
à Nantes) a connue une mauvaise année 2010 (baisse de 22 % du
nombre de chaises réparées).
La vie en résidences :
- Le Centre résidentiel (Paris-20e) a vu son foyer de jeunes travailleurs occupé à 100 % (38 résidents). Avec 50 résidents, la résidence « personnes âgées » a été occupée à 82 %.
- Le succès du Centre de vacances d’Arvert (Charente-Maritime) ne se dément pas. Mais l’équilibre financier ne peut être atteint en raison de sa faible capacité d’hébergement.
COMMUNICATION – PUBLICATIONS –DONS ET LEGS
Faire connaître aux personnes aveugles ou malvoyantes les services que notre Association leur propose à Paris et en province, informer le plus grand nombre sur nos activités et sur tous les domaines qui concernent la déficience visuelle, pérenniser et développer les ressources issues de la générosité du public, tels sont les principaux objectifs de trois services qui collaborent étroitement au sein d’un même département : le Service des Dons, le Service Communication et les Publications. Les deux publications principales ont été rénovées : le « Valentin Haüy Actualités », trimestriel destiné au public voyant, a été allégé et sa diffusion multipliée par 10, à coût constant. Le « Le Louis Braille ».est passé de mensuel à bimestriel. Quant à la lettre électronique « VH Infos » son audience a progressé de 15 %. Le service des Dons a lancé, pour la première fois en 2010, une campagne de sensibilisation à la télévision et sur Internet, bénéficiant de l’aide gracieuse accordée par ces médias. Cette campagne « multicanal » (marketing et médias) a suscité de nouveaux donateurs (+ 30 %).
Sites Internet : le service Communication a lancé un vaste chantier visant à doter les Comités régionaux et locaux d’un site Internet de conception unique, déclinable selon les spécificités locales. Cela ne devrait pas mettre en cause le site actuel de notre Comité Sud 92.
SERVICE SOCIAL
Les personnes touchées par la perte de la vision et leur entouragepeuvent bénéficier auprès de l’AVH de conseils sociaux et juridiques, en économie sociale et familiale, de l’aide d’un psychologue, d’un service de lecture de documents administratifs et autres, ainsi que d’une aide pour remplir les dossiers en tout genre. Ce Service social a reçu près de 1.500 personnes en 2010. Le Fonds central de Solidarité a accordé 31 prêts pour un montant de 71.800 €. Par ailleurs, 10 ordinateurs adaptés et 28 machines à lire ont été attribués moyennant une petite participation.
CULTURE
La Médiathèque, malgré un grave incendie en février 2010, n’a connu qu’une baisse de 14 % des livres prêtés Mais la production de nouveaux livres en braille et de livres sonores a considérablement augmentée. L’audiovision s’est développée avec 70 nouveaux films proposés. Et le 1er festival d’audiovision de l’AVH a été un succès.
AIDE A LA VIE QUOTIDIENNE ET AUTONOMIE
Le nombre d’élèves aux cours de braille par correspondance a fait un bond de 33 % en 2010 (dont beaucoup de voyants). Les 40 Clubs de l’informatique adaptée ont réuni 459 élèves. Ils s’ouvrent au matériel APPLE. Les journées de rencontres des clubs ont été très appréciées. Le Service Accessibilité a participé à la Commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité auprès de la préfecture de Police de Paris, ainsi qu’à des structures nationales représentatives des personnes handicapées, notamment en matière d’accessibilité des déficients visuels dans les transports. L’AVH a mis en place une « Commission Accessibilité » réunissant tous les correspondants « accessibilité » des Comités.
CONCLUSION
Malgré les difficultés, les bénévoles et les
salariés de l’AVH ont tout mis en œuvre non seulement pour
maintenir et améliorer la gamme des services proposés traditionnellement
aux personnes aveugles ou malvoyantes mais aussi pour innover et assurer un
développement durable des services. L’AVH est fière d’employer
plus de 260 travailleurs handicapés. Dans les années à
venir, il nous faudra poursuivre nos efforts d’adaptation à l’évolution
de notre société, conclut le Secrétaire général,
et profiter notamment de l’évolution technologique afin d’aider
davantage les jeunes et moins jeunes déficients visuels.
VIE ASSOCIATIVE :
AVH : CHIFFRES « CLES » EN 2010
L’AVH en 2010 c’était :
* 481 salariés (contre 475 en 2009), dont 287 travaillant dans les établissements spécialisés de l’association, 131 au Siège et 63 dans les Comités.
* Plus de 3.000 bénévoles réguliers, voyants ou non-voyants, à temps variable (pour 305.562 heures) ;.
* Environ 20.000 bénéficiaires des activités et services
proposés,
dont près de 5.000 régulièrement.
* 40 clubs informatique ayant formé 459 stagiaires.
* Bibliothèques :
sonore : une au siège (2.004 emprunteurs actifs)) et 29 en province
;
braille : une au siège et une quinzaine en province.
* Vidéothèque : 2.094 films prêtés à 309 emprunteurs actifs (DVD, CD audio, VHS).
* Cours de braille (par bénévoles) : 327 élèves (Paris et Province) et 158 élèves par correspondance.
* Cours de locomotion : 247stagiaires
* Attribution de 10 chiens-guides
* Matériel spécialisé : 550 références en matériels spécialisés et 105.000 articles vendus.
* Social : 47 aides financières – 1.096 entretiens auprès
des assistantes sociales et de la conseillère en Economie Sociale et
Familiale – 65 consultations auprès de la psychologue –
4.283 appels reçus au service d’Action Sociale
* 137 consultations auprès du conseiller juridique ; 857 appels reçus
par le service juridique - 58 personnes reçues pour les déclarations
d’impôt.
* 1.495 accueils à SOS Lecture-Ecriture - 428 appels à «
Ecoute Déficience Visuelle ».
VIE ASSOCIATIVE :
GRANDES ORIENTATIONS DE L’AVH JUSQU’EN 2012
Au cours de sa dernière Assemblée générale du 9 juin dernier, l’AVH a repris, à peu de modifications près, les 7 grandes orientations validées par son Assemblée générale de 2010 pour les trois années de 2010 à 2012, en attendant les évolutions que la réflexion sur le projet associatif pourrait induire. Les voici :
1. Définir et partager le projet associatif de l’AVH pour fédérer les énergies des bénévoles et des salariés.
2. De manière à toujours concilier la conservation et l’innovation, il nous faut capitaliser sur les services qui ont fait notre force, innover dans de nouveaux services, atteindre de nouveaux publics déficients visuels, développer les activités commerciales et mesurer la satisfaction des usagers :
- développement, par les Comités, des services de proximité
(social, loisirs, culture, sports, adaptation à la vie quotidienne…)
particulièrement pour la population croissante de personnes malvoyantes
;
- croissance des activités du magasin, de l’imprimerie et de l’audiovision ;
- évolution des services autour de l’édition adaptée (médiathèque, enregistrement à la demande, téléchargement de livres…) ;
- développement ciblé de nos actions d’entraide internationale ;
- mise à disposition des données du CERTAM et dynamique accrue de communication sur les évolutions technologiques ;
- enquête de satisfaction auprès des bénéficiaires de nos comités, de nos établissements et des services du Siège ;
- nouveaux services fournis par les établissements IMPro, CFRP et le SAVS à créer à Paris.
3. Par une communication innovante, à l’extérieur comme à l’intérieur, faire savoir ce que l’AVH fait ou veut faire pour les déficients visuels et développer fortement les dons des particuliers et les financements ciblés d’entreprises ou d’administrations :
- développement de la notoriété auprès du grand public et des entreprises ;
- triplement du volume des dons collectés ;
- recherche de mécénats ;
- communication interne pour informer et mobiliser salariés et bénévoles ;
- mobilisation des Comités pour aller chercher leurs ressources.
4. Jouer la coopération en poursuivant une politique de partenariats sélectifs :
- soutien à la recherche en partenariat avec RETINA ;
- partenariat avec l’ensemble des écoles de chiens guides de la Fédération FFAC ;
- recherche d’association avec d’autres organismes pour les aveugles et les malvoyants ;
- prévention de la cécité en partenariat avec l’OPC.
5. Se doter des outils pour gérer nos missions et nos ressources de manière dynamique et contrôlée :
- améliorer et finaliser les procédures et les outils de gestion tout en recherchant la simplification ;
- mettre en place un outil pour mieux connaître l’ensemble de nos bénéficiaires aveugles et malvoyants ;
- former les trésoriers des Comtés à la tenue d’une comptabilité simple et unifiée ;
- initier les chefs de service du Siège au contrôle de gestion ;
- optimiser notre gestion des ressources financières ;
- créer et mettre en place une fondation Valentin Haüy.
6. Mettre toutes les ressources humaines de l’AVH au service de notre cause :
- développer le bénévolat, former les bénévoles, gérer les évolutions ;
- harmoniser la politique des personnels, dynamiser la gestion des salariés sans augmenter les coûts.
7. Conduire les transformations nécessaires des locaux pour des raisons d’accessibilité, de sécurité et de conditions de travail :
- dans les établissements, en particulier à Escolore, Sainte-Foy-lès-Lyon,
Arvert ;
- dans les Comités régionaux et locaux ;
- au Siège.
DROIT ET REPRESENTATION DU HANDICAP :
AMÉLIORATION DU FONCTIONNEMENT DES MDPH
La loi du 28 juillet 2011 tendant à améliorer le fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées (les MDPH) et portant diverses dispositions relatives à la politique du handicap (loi N°2011-639, parue au J.O. du 30) comporte, comme son nom l’indique, des volets distincts que nous aborderons séparément pour plus de clarté :
- le premier, relatif à l’amélioration du fonctionnement des MDPH, sera traité ici ;
- un deuxième, relatif à l’amélioration de l’accès à l’emploi des personnes handicapées, sera traité plus loin sous notre chapitre « Emploi » ;
- et un troisième, relatif à l’accessibilité des bâtiments neufs, sera traité plus loin sous notre chapitre « Accessibilité ».
Organisation et gestion des MDPH
Le statut des MDPH n’est pas remis en cause : il s’agit toujours d’un « groupement d’intérêt public » (GIP), dont le département assure la tutelle administrative et financière. La présence de l’État y est renforcée par l’entrée du directeur général de l’Agence régionale de santé au sein de la commission exécutive qui gère la maison.
La loi introduit une nouveauté qui entrera en vigueur, au plus tard, le 1er janvier 2013: une convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens sera annexée à la convention constitutive de la MDPH. Signée entre la MDPH et les membres du GIP (dont l’État), elle déterminera pour trois ans les missions et les objectifs assignés à la maison départementale, ainsi que les moyens qui lui seront alloués pour les remplir, en particulier le montant de la subvention de fonctionnement versée par l’État et le nombre « d’équivalents temps plein » qu’elle couvre.
L’ensemble des personnels sont dorénavant placés sous l’autorité du directeur de la MDPH, y compris les fonctionnaires de l’État mis à disposition et les agents contractuels de droit public. Et, pour leur formation professionnelle, ils dépendront tous désormais du seul Centre national de la fonction publique territoriale (le CNFPT).
Commission des droits et de l’autonomie
La Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (la CDAPH) siège, au sein de la maison départementale, en formation plénière mais peut être organisée en sections locales ou spécialisées. Jusqu’ici, ces sections pouvaient examiner les dossiers mais seule la formation plénière pouvait statuer. La loi nouvelle autorise désormais ces sections à prendre directement des décisions, ce qui devrait désengorger le flux de traitement des dossiers.
Dans le même esprit, la commission pourra siéger en «
commission restreinte » pour statuer sur des demandes pour lesquelles
les MDPH ont adopté une procédure simplifiée de prise
de décision (dans des conditions à préciser par décret),
sauf opposition de la personne handicapée concernée ou de son
représentant légal.
La commission restreinte devra toujours comprendre parmi ses membres un tiers
de représentants des personnes handicapées et de leurs familles
désignés par les associations représentatives.
DROIT ET REPRÉSENTATION DU HANDICAP :
REVALORISATION DE L’ALLOCATION AUX ADULTES HANDICAPÉS
L’allocation aux adultes handicapés (l’AAH) est revalorisée de 2,2 % à compter du 1er septembre 2011 par le décret N° 2011-658 du 10 juin 2011 (paru au J.O. du 12 juin). Son montant mensuel maximal est fixé à 743,62 €, contre 727,61 € depuis le 1er avril 2011 (précédente revalorisation de 2,2 % également).
Rappelons que l’AAH est soumise aux conditions de ressources suivantes :
- Si l’intéressé ne perçoit pas de revenu d’activité professionnelle ou est admis dans un établissement ou service d’aide par le travail, ses ressources personnelles de l’année de référence ne doivent pas dépasser 12 fois le montant mensuel de l’AAH ;
- Si l’intéressé perçoit des revenus d’activité professionnelle, ses ressources personnelles du trimestre de référence ne doivent pas dépasser 3 fois le montant mensuel de l’AAH.
Ces plafonds sont doublés si la personne handicapée est mariée ou liée par un PACS, et non séparée, ou si elle vit en concubinage. Et ils sont majorés de 50 % par enfant à charge.
Pour les droits ouverts depuis le 1er septembre 2011, on obtient donc les plafonds suivants :
- Pour une personne seule : 8.923,44 € par an (revenus de 2009) ou 2.230,86 € par trimestre (revenus des 3 derniers mois civils) ;
- Pour un couple : 17.846,88 € par an ou 4.461,72 € par trimestre.
- Majoration par enfant à charge : 4.461,72 € (par an) ou 1.115,43 € (par trimestre).
Rappelons que le bénéficiaire de l’AAH peut cumuler intégralement
l'allocation et ses revenus d'activité en milieu ordinaire de travail
pendant six mois, fractionnables sur une période de douze mois glissants.
Puis d'un cumul partiel.
DROIT ET REPRÉSENTATION DU HANDICAP :
RESTRICTION SUBSTANTIELLE ET DURABLE POUR L’ACCES A L’EMPLOI : CONDITION POUR L’AAH
La notion de restriction substantielle et durable pour l’accès
à l’emploi, condition prévue pour l’attribution
de l’allocation aux adultes handicapés par, la loi de finances
pour 2007, vient seulement d’être définie par le décret
N° 2011-974 du 16 août 2011 (J.O. du 18).
Elle remplace la condition « d’être dans l’impossibilité
de se procurer un emploi » pour les personnes dont le taux d’incapacité
est compris entre 50 % et 80 %, à partir du 1er septembre dernier.
Selon ce texte, la restriction est substantielle lorsque le demandeur rencontre, du fait de son handicap même, des difficultés importantes d’accès à l’emploi. La Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (au sein de la MDPH) doit les comparer à la situation d’une personne sans handicap qui présente par ailleurs les mêmes caractéristiques en matière d’accès à l’emploi.
Ensuite, cette restriction est qualifiée de durable dès lors qu’elle est d’une durée prévisible d’au moins un an, à compter du dépôt de la demande d’AAH.
La reconnaissance d’une restriction substantielle et durable pour l’accès
à l’emploi est reconnue pour une durée de un à
deux ans (au lieu de cinq ans). Elle est compatible avec :
- L’exercice d’une activité à caractère professionnel
en milieu protégé par un demandeur admis au bénéfice
de la rémunération garantie ;
- L’exercice d’une activité professionnelle en milieu ordinaire de travail pour une durée inférieure à un mi-temps, si cette limitation résulte exclusivement des effets du handicap ;
- le suivi d’une formation professionnelle spécifique ou de droit commun, y compris rémunérée.
ACCESSIBILITE :
CENSURE DES DÉROGATIONS A L’ACCESSIBILITÉ DANS LES BATIMENTS NEUFS
Le Conseil constitutionnel a censuré l’article 19 de la loi du 28 juillet dernier relative à la politique du handicap (Décision de même date, J.O. du 30 juillet), article qui prévoyait de mettre fin au principe d’accessibilité totale des bâtiments neufs, en autorisant des mesures de substitution (par décret) en cas d’impossibilité technique de remplir pleinement les exigences d’accessibilité. Article qui était très contesté par les associations du secteur du handicap.
En effet, le législateur aurait dû définir précisément l’objet des règles qui doivent être prises par le pouvoir réglementaire pour assurer l’accessibilité des bâtiments et parties de bâtiments nouveaux. Le ministère des Solidarités souligne que, ce faisant, le Conseil constitutionnel a cependant « validé le principe des mesures de substitution ».
SOCIAL :
COMMENT SAISIR LE DÉFENSEUR DES DROITS
Nous vous avions informé de la nouvelle fonction de défenseur
des droits, dans notre précédent Journal parlé (N°
81, juin à septembre 2011). Vous savez donc qu’il remplace les
quatre instances suivantes, depuis le 1er mai 2011:
- le Médiateur de la République,
- le Défenseur des enfants,
- la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité
(HALDE)
- et la Commission nationale de déontologie de la sécurité
(CNDS).
Vous savez aussi que le président de la République a nommé
M. Dominique BAUDIS dans cette nouvelle fonction. Mais au jour où nous
enregistrions ce JP 81, nous ne connaissions pas encore à quelle adresse
on pouvait le saisir. Nous le savons aujourd’hui.
Qui peut le saisir ? Comment ?
• Toute personne s’estimant lésée par le fonctionnement
d’une administration ou d’un service public peut s’adresser
à la Mission Médiation avec les services publics - 7 rue Saint
Florentin, 75008 Paris
• Un enfant qui invoque la protection de ses droits ou une situation mettant en cause son intérêt, ou son représentant légal, un membre de sa famille, un service médical ou social, ou une association de défense des droits de l’enfant s’adressera à la Mission Défense des droits de l’enfant - 104 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris
• Toute personne s’estimant victime d’une discrimination, directe ou indirecte, prohibée par la loi ou un engagement international, que l’auteur présumé de cette discrimination soit une personne privée ou publique devra saisir la Mission Lutte contre les discriminations et promotion de l’égalité - 11 rue Saint-Georges, 75009 Paris
• Toute personne qui a été victime ou témoin
de faits dont elle estime qu’ils constituent un manquement
à la déontologie par des personnes exerçant une activité
de sécurité (police nationale, gendarmerie, police
municipale, administration pénitentiaire, douanes, service de sécurité
privée, service de surveillance des transports en commun, etc.) s’adressera
à la Mission Déontologie de la sécurité - 62 boulevard
de la Tour-Maubourg, 75007 Paris.
Le Défenseur des droits peut en outre se saisir d’office ou être
saisi par les ayants droit de la personne dont les droits et libertés
sont en cause.
Dans l’attente d’une adresse postale unique du Défenseur
des droits, veuillez adresser votre dossier à l’adresse de l’ancienne
institution concernée par votre réclamation, par le biais de
l’un des formulaires de saisine en ligne ou bien en contactant les délégués
territoriaux dont la liste figure sur les sites internet.
La saisine du Défenseur des droits n’interrompt ni ne suspend
les délais de prescription des actions en matière civile, administrative
ou pénale, ni ceux des recours administratifs et contentieux.
SOCIAL :
HAUSSE DE LA TAXATION DES COMPLÉMENTAIRES SANTÉ
A compter de ce 1er octobre 2011, le taux de la taxe spéciale sur les
contrats d’assurance maladie complémentaires dits « solidaires
et responsables » - due par les mutuelles et les assurances privées
sur ces contrats - sera relevé de 3,5 % à 7 %. Une hausse qui
vient d’être votée par le Parlement, dans le cadre du deuxième
projet de loi de finances rectificative pour 2011.
Il faut évidemment s’attendre à ce que les organismes d’assurance complémentaires la reportent sur leurs tarifs. C’est déjà ce que vient de déclarer Etienne CANIARD, le président de la Mutualité française qui regroupe 600 mutuelles de santé, lesquelles n’ont aucune marge de manœuvre financière, a-t-il dit.
LE « 114 » : NOUVEAU NUMÉRO D’URGENCE POUR LES SOURDS ET LES MALENTENDANTS
Ce nouveau numéro d’urgence – le 114 –
permet aux personnes déficientes auditives de solliciter l’intervention
des services de secours (le 15 SAMU, le 17 Police et le 18 Pompiers), depuis
le 14 septembre dernier. Mais il ne reçoit pas d’appels
téléphoniques vocaux, seulement des fax et des SMS et ce, 7
jours sur 7 et 24 heures sur 24.
Un guide de l’utilisateur est disponible sur le site Internet : www.solidarités.gouv.fr
Les personnes déficientes auditives sont invitées à se
procurer un « modèle de fax d’alerte », également
disponible en ligne.
Si vous êtes aussi bénéficiaire des services de l’AVH, vous pouvez vous procurer ces documents par l’intermédiaire de votre permanence locale ou du secrétariat du Comité Sud 92.
POUR AMÉLIORER L’ACCES A L’EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPÉES
Comme nous l’avons déjà indiqué, la loi du 28 juillet 2011 tendant à améliorer le fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées (les MDPH) et portant diverses dispositions relatives à la politique du handicap (loi N°2011-639, parue au J.O. du 30) comporte un volet relatif à l’amélioration de l’accès à l’emploi des personnes handicapées, dont nous vous parlons ici.
Pilotage des politiques de l’emploi
La loi réaffirme le rôle de l’État comme pilote de la politique de l’emploi. Il fixe les objectifs et les priorités, en lien avec le service public de l’emploi, l’AGEFIPH (Association de gestion du Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) et le Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans la fonction publique (le FIPHFP).
Afin d’améliorer les relations des acteurs entre eux et la coordination de leurs actions, la loi instaure une convention pluriannuelle d’objectifs et de moyens qui sera conclue entre l’État, Pôle emploi, l’AGEFIPH, le FIPHFP et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (la CNSA). Pour son application, la convention fera l’objet de déclinaisons régionales ou locales associant les MDPH et l’ensemble des acteurs concourant à l’insertion des personnes les plus éloignées de l’emploi.
La loi donne une base légale au plan régional pour l’insertion des travailleurs handicapés (le PRITH) qui sera élaboré tous les cinq ans par le service public de l’emploi sous l’autorité du représentant de l’État dans la région. Elle redonne aussi une base légale aux « Cap emploi » qui regroupent les organismes de placement spécialisés dans la politique d’insertion professionnelle des personnes handicapées.
Stagiaires reconnus « travailleurs handicapés »
Pour faciliter l’embauche d’étudiants handicapés
en stages, la loi nouvelle prévoit une reconnaissance automatique et
temporaire de la qualité de « travailleur handicapé
».
Ainsi, l’attribution de la prestation de compensation du handicap, de l’allocation compensatrice pour tierce personne ou de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé à des jeunes de plus de 16 ans qui disposent d’une convention de stage vaut reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé pour la durée du stage. Cela pourrait faciliter leur accès à des stages, l’employeur pouvant ainsi bénéficier d’aides pour adapter, si nécessaire, un poste de travail à leur intention.
Entreprises adaptées et centres de distribution de travail à domicile
La loi indique désormais expressément que leurs effectifs de
production doivent comporter au moins 80 % de travailleurs handicapés.
Et ceux-ci doivent remplir deux conditions cumulatives, à savoir :
- avoir été orienté vers le marché du travail
par la commission des droits et de l’autonomie de la MDPH ;
- et, soit être recruté sur proposition du service public de
l’emploi ou d’un organisme de placement spécialisé,
soit répondre à des critères qui seront fixés
par arrêté.
Dispositif d’exonération de la « surcontribution
»
Une « surcontribution » est prévue pour les entreprises
dites à « quota zéro », c’est-à-dire
celles soumises à l’obligation d’emploi de travailleurs
handicapés mais qui n’en emploient aucun et ne s’acquittent
pas, au moins partiellement, de leur obligation par des contrats de fourniture,
de sous-traitance ou de services conclus avec des entreprises adaptées,
des centres de distribution de travail à domicile ou des établissements
ou services d’aide par le travail.
La « surcontribution » annuelle est fixée à 1.500 fois le SMIC, quel que soit le nombre de salariés dans l’entreprise.
Mais aucun seuil minimal d’achats de fournitures ou de services n’avait été fixé, ce qui pouvait permettre de s’exonérer à bon compte. La loi nouvelle prévoit donc que les contrats en question devront être d’un montant supérieur à un montant minimal qui sera fixé par décret.
RÉFORME DE LA DÉPENDANCE REPOUSSÉE A 2012
La réforme de la prise en charge de la dépendance – annoncée
par le président de la République l’an dernier, d’abord
pour mai 2011 puis pour septembre, est reportée à « début
2012 » a indiqué le Premier ministre, François FILLON,
le 24 août dernier. Pour lui, « traiter ce dossier dans le contexte
économique et financier que nous connaissons aujourd’hui, dans
l’urgence, ne serait pas responsable ». Il ajoutait : «
Il nous faut trouver des ressources adaptées, nous devons y travailler
encore d’ici au début de l’année 2012 avec tous
les acteurs de ce secteur ».
La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne BACHELOT, avait organisé au cours du premier semestre 2011, une série de débats dans les départements et régions, ainsi que des groupes de travail ouverts à tous les acteurs du secteur.
Le vieillissement de la population et la progression spectaculaire de l’espérance de vie depuis les années 1970 - qui augmente en moyenne de trois mois par an - entraînent une augmentation régulière du nombre de personnes âgées dépendantes, de l’ordre de 1% par an jusqu’en 2040, avec un pic au début des années 2030. Nous empruntons ces données à un article paru dans Le Monde daté du 26 août dernier. La ministre faisait état d’une augmentation du nombre des personnes âgées dépendantes de 1,2 million aujourd’hui à 1,4 million en 2020.
De gros besoins de financement
Un « socle puissant de couverture de la dépendance » existe avec l’assurance maladie et l’allocation personnalisée pour l’autonomie (l’APA), soulignait l’un des groupes de travail : les dépenses de 34 milliard d’euros en 2010 sont couvertes à 70 % par l’État. D’ici à 2025, l’augmentation des besoins exigera cependant une hausse de 0,005 à 0,2 point du produit intérieur brut (le PIB) par an.
Pour financer cet effort, de nombreuses propositions ont été formulées depuis deux ans. L’Assemblée nationale a évoqué l’idée d’une assurance privée obligatoire dès l’âge de 50 ans, le Sénat la création d’un gage sur patrimoine – l’État se rembourserait alors d’une partie des sommes versées pour l’APA après le décès de la personne âgée. Le PS, l’Assemblée des départements de France ou le Conseil économique, social et environnemental plaident, eux, en faveur d’un renforcement de la solidarité nationale.
Au cours des débats préparatoires, certaines propositions sont
revenues avec insistance : c’est le cas de l’alignement de la
CSG (la contribution sociale généralisée) à 6,6
% des retraités sur celle des actifs (7,5 %), qui rapporterait environ
2 milliards d’euros par an.
D’autres piste ont été évoquées : la création
d’une deuxième journée de solidarité, l’augmentation
des droits de succession sur les gros patrimoines, l’imposition des
majorations de retraite pour familles nombreuses ou la suppression des réductions
d’impôts dites « dépendance » des personnes
âgées vivant en établissement.
Pour l’heure, le Gouvernement n’a pas tranché : en mai dernier, Roselyne BACHELOT avait écarté l’idée d’une assurance privée obligatoire, sans préciser son choix parmi les autres propositions.
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FENÊTRE – FORMAT A4 – EN CARTON ÉPAIS NOIR
Les 13 lignes en creux guident l'écriture. La feuille, de format A4
(21 x 29,7 cm), se positionne sur la plaque inférieure, entre les 2
largeurs surélevées.
La plaque supérieure comporte les 13 fenêtres du guide-mains.
Les deux plaques sont collées ensemble sur l'une de leurs longueurs.
L'autre longueur est celle au niveau de laquelle on peut ouvrir légèrement
le guide-mains pour y glisser le papier, qui est ainsi stabilisé.
Dimensions du guide-main : 31,8 x 21,4 cm
Dimensions d'une fenêtre : 1,4 x 16,5 cm
Prix : 20,00 €
MATÉRIEL « VIE QUOTIDIENNE » : MONTRE PARLANTE
« BOUTON VERT »
A quartz, elle est équipée d'un écran digital et d'une
synthèse vocale restituant les informations affichées.
Description :
- Boîtier en plastique gris - Bracelet en plastique gris
- Ecran digital et haut-parleur intégrés
- Bouton vert permettant l'annonce de l'heure situé sur le dessus du
boîtier
- Boutons de réglages se trouvant sur les côtés du boîtier
- Taille du boîtier : 4 x 5 cm
- Epaisseur du boîtier : 1,3 cm
Fonctions :
- Choix du mode d'affichage et annonce horaire : sur 12h ou sur 24h
- Annonce de l'heure à la demande - Annonce automatique des heures
pleines
- Alarme unique ou à répétition
Prix : 12,00 € - Les piles et les bracelets ne sont
pas couverts par la garantie
MATERIELS :
MATÉRIELS « BASSE VISION » : LUNETTES DE DETECTION
D’OBSTACLES
Les lunettes ''iGlasses ®'' sont un dispositif de détection
d'obstacles à ultrasons développé par le RNIB
et Ambutech. Elles ont été conçues pour être
utilisées comme un dispositif de mobilité secondaire, parallèlement
à des aides traditionnelles, comme une canne blanche ou un chien guide.
Portées comme une paire de lunettes normale, elles fournissent un retour
de vibrations lorsque vous approchez d'un obstacle à hauteur de la
tête et de la poitrine.
La fréquence de la vibration va augmenter lorsque vous approchez d'un
obstacle tels que des branches, une pancarte, un encadrement de porte trop
bas, etc. Cela vous donnera plus de confiance pour explorer des environnements
inconnus.
Ces lunettes se présentent avec un cadre et des branches noirs et avec
des verres teintés marron.
Caractéristiques :
• détecte les obstacles jusqu'à 3 mètres
• les vibrations augmentent progressivement la fréquence lorsque
vous vous rapprochez d'un obstacle, jusqu'à une distance de 0,7 mètre
ou la vibration devient continue
• le niveau d'intensité des vibrations peut être ajusté
en fonction de vos besoins et de l'environnement
• les branches sont réglables afin que vous puissiez trouver
la longueur la plus confortable pour vous
• la durée de vie de la batterie rechargeable fournit l'équivalent
d'une semaine d'utilisation typique (10 heures à des vibrations continues)
• une série de vibrations indique le niveau de la batterie lorsqu'il
est allumé ou en charge
• un signal sonore indiquera que la iGlasses ®
a été mise en charge et quand elle est complètement chargées,
ce qui prend 3 heures environ
• bouton marche / arrêt sur le côté de la monture
• les verres fournissent une protection UV400
• un chargeur AC compact avec l'option USB et un étui souple
de protection sont fournis.
Dimension dépliée en cm : 17,15 x 14,6 x 5 - Poids : 75 g. Prix
: 115 €
LIRE QUAND MEME :
DES NOUVEAUTES DU « LIVRE PARLE »
Les nouveautés de la Bibliothèque du «Livre
Parlé» sont proposées en enregistrement sur CD selon le
mode Daisy. Il n’y a qu’un seul CD par livre, dont la durée
est indiquée après le titre. Vous pouvez les écouter
sur un lecteur de CD audio simple ou sur un lecteur dit MP3. Mais c’est
avec un lecteur au mode Daisy que l’écoute est la plus agréable
car vous pouvez vous interrompre et reprendre là où vous en
étiez ou naviguer facilement dans l’ouvrage.
Vous pouvez aussi télécharger tous les ouvrages de la bibliothèque
sur simple demande par e-mail à l'adresse livredaisy@avh.asso.fr ,
comme nous vous l’indiquions dans un précédent Journal
parlé (N° 78 décembre 2010-janvier 2011). Pour toute demande
de renseignement par courriel merci d'écrire à bibliotheque@avh.asso.fr
Information importante de la médiathèque AVH :
La médiathèque change ses modalités de prêt pour
les livres audio Daisy. Désormais, tous les livres audio Daisy sont
disponibles en permanence. Vous recevrez les CD dans de nouvelles enveloppes
cartonnées. Il est à présent inutile de renvoyer les
CD. Vous pouvez, après lecture, les détruire ou les conserver.
Il vous est bien sûr toujours interdit de les vendre, les donner, les
prêter ou les diffuser en public. Le nombre maximal de prêts est
toujours de 10 documents. 15 jours après l’envoi, vous pouvez
alors en demander de nouveaux. N’hésitez pas à nous appeler
si vous avez des questions.
Romans
Olivier Adam, Le coeur régulier (Éd. de l'Olivier,
2010, 5h40) : Nathan, le frère de Sarah, s'est suicidé. Pleine
de douleur, elle décide de partir au Japon, où Nathan disait
avoir trouvé la paix. Elle y rencontre Natsume. Elle y découvre
également sa propre histoire.
Thierry Beinstingel, Retour aux mots sauvages (Fayard, 2010,
4h14) : les employés d'une entreprise de téléopérateurs
se suicident en série. Pour ne pas se laisser transformer en machine,
l'un de leurs collègues, transgressant les consignes, décide
de prendre l'initiative de rappeler un client. Il use alors de sa langue maternelle
et non de celle de l'entreprise.
Daniel Crozes, La gantière (Librairie générale
française, 1999, 10h01) : 1908. Gantière dans la ville de Millau,
Alice part tenter sa chance aux Etats-Unis.
Michèle Gazier, Le merle bleu (Seuil, 2000, 7h14)
: deux ornithologues coulent une paisible retraite e n Province. Ils font
par hasard la rencontre d'un jeune écrivain qui ne tarde pas à
s'installer chez eux. Mais ce dernier est-il vraiment honnête?
Eugène Green, La reconstruction (Actes Sud, 2008,
5h46) : un mystérieux visiteur allemand en quête de son passé
surgit dans le quotidien tranquille de Jérôme Lafargue, professeur
de littérature à la Sorbonne.
Michèle Kahn, Cacao (Bibliophane, 2002, 13h07) : l'histoire
du chocolat à travers la destinée de la famille Alvarez.
Fouad Laroui, Une année chez les Français (Julliard,
2010, 6h51) : Casablanca, 1969. Mehdi entre au lycée français
grâce à une bourse obtenue sur les recommandations de son instituteur.
Le jeune Marocain découvre un monde radicalement différent du
sien.
Catherine Lépront, La veuve Lucas s'est assise (Gallimard,
1989, 5h52) Martinique. L'histoire d'amour entre la veuve Lucas, une femme
de ménage métisse et un jeune barman.
Amélie Nothomb, Une forme de vie (A. Michel, 2010,
2h27) : l’auteur répond aux lettres d'un soldat américain
souffrant d'obésité et basé en Irak.
Olivier Rolin, Bakou, derniers jours (Seuil, 2010, 3h12)
: en 2009, et ce, malgré les conseils de ses proches, Olivier Rolin
fait un séjour à Bakou en Azerbaïdjan, ville dans laquelle
il est supposé mourir.
Gilles Sebhan, Tony Duvert, l'enfant silencieux (Denoël,
2010, 2h29) : en menant l’enquête sur la mort de l’écrivain
Tony Duvert, grand espoir des Editions de Minuit en 1973, Gilles Sebhan découvre
comment un grand auteur peut disparaître sans bruit, sans traces.
Boris Vian, Et on tuera tous les affreux (Librairie générale
française, 1999, 03h59) : se réveiller tout nu dans une chambre
de clinique, où l'on veut vous forcer à faire l'amour avec une
très belle fille, l'aventure n'est pas banale. Surtout lorsqu'on s'appelle
Rocky, que l'on est la coqueluche des demoiselles et qu'on voudrait se garder
vierge jusqu'à vingt ans.
Stefan Zweig, Lettre d'une inconnue (Stock, 2009 ; traduit
de l’allemand, 2h02) : la confession déchirante d'une femme à
la veille de sa mort.
Environnement
Élisabeth Laville, L'entreprise verte : le développement durable change l'entreprise pour changer le monde (Pearson-Village mondial, 2009, 18h34) : une présentation de pistes concrètes pour aider l'entreprise à s'acheminer vers le développement durable, vers le respect de son environnement social et écologique.
Philosophie
Erasme, Eloge de la folie (Flammarion, 1999, 4h13) : en 1509,
Erasme, après avoir voyagé entre Venise, Rome et l'Allemagne,
rentre à Londres, à cheval. Sur le trajet, il compose son Eloge
de la folie. La folie elle-même décline ses différents
avatars, décrit ses manifestations, dit son indignation.
Voyages
Alexandre Poussin, Africa trek 2, 14.000 kilomètres dans les
pas de l'Homme : Du Kilimandjaro au lac de Tibériade (Pocket,
2007, 21h18) : Sonia et Alexandre Poussin poursuivent leur « marche
sur les pas de l’Homme » qui les a déjà entraînée
du Cap au Kilimandjaro. De nouvelles rencontres et découvertes culturelles
sont au programme de ce nouveau tome qui les mèneront sur plus de 7.000
km de routes et de pistes.
Policiers
Yves Josso, Été meurtrier à Pont-Aven : les enquêtes de Clémence de Rosmadec (Libra diffusio, 2008, 11h31) : été 1886, Pont-Aven. Alors qu'elle souhaitait profiter tranquillement des leçons du grand peintre Paul Gauguin, les vacances de Clémence sont bouleversées par le meurtre d'un jeune modèle.
Handicap
Edgard Guilbeau, Histoire de l'Institution nationale des jeunes aveugles (Belin frères, 1907, 4h45) : l’INJA, Institution nationale des jeunes aveugles, a pris la suite de l’école fondée en 1784 par Valentin Haüy. Retour sur plus de 200 ans d’histoire.
Sciences économiques et politiques
Paul Jorion, L'argent, mode d'emploi (Fayard, 2009, 9h09) : quelle est vraiment la place et le rôle de l'argent dans notre monde actuel ?
Histoire
François d'Aubert, Colbert : la vertu usurpée (Perrin 2010, 19h45) : l'image habituellement consensuelle de Colbert est mise à mal par l’auteur. Prêt à tout pour gravir les échelles du pouvoir, le ministre était un homme violent et manipulateur.
Kevin Labiausse, Les grandes batailles de l'histoire (EJL
2008, 3h) : l’auteur revient sur le contexte historique, les manœuvres
tactiques et la géopolitique des grandes batailles qui ont fait l’Histoire.
Mireille Boccara, Vies interdites (Éd. le Manuscrit,
2005, 6h23) : la vie quotidienne d'une famille juive française sous
l'occupation allemande.
Collectif, 150 idées reçues sur l'histoire
(Ed. Générales First, 2010, 9h09) : les journalistes de la revue
Historia lèvent le voile sur 150 idées reçues de l'histoire
de l'humanité.
Sociologie
Nigel Barley, L'anthropologie n'est pas un sport dangereux (Payot & Rivages, 2001 ; traduit de l’anglais, 8h10) : l’auteur, ethnologue, part à la rencontre du peuple Toraja au fin fond d'une île indonésienne. Il relate son aventure avec humour et sincérité.
Elisabeth Badinter, Le conflit, la femme et la mère
(Flammarion 2010, 5h10) : à force d'entendre qu'une mère doit
tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, de plus
en plus de femmes reculent devant l'obstacle. Certaines trouvent leur épanouissement
dans la maternité, mais la majorité font le calcul des plaisirs
et des peines et renoncent à leur désir d’enfant.
Nouvelles
Heinrich von Kleist, La marquise d'O ; Le tremblement de terre du
Chili ; Fiançailles à Saint-Domingue ; L'enfant trouvé
(Phébus, 1999 ; traduit de l’allemand, 6h20) : une jeune veuve
est violée par un officier lors de l'assaut d'une citadelle. Enceinte,
elle est répudiée par sa famille.
Jhumpa Lahiri, Sur une terre étrangère (R.
Laffont, 2010 ; traduit de l’américain, 12h44) : les affres de
la seconde génération de migrants indiens en terre américaine.
Prosper Mérimée, La Vénus d'Ille (Hachette
jeunesse, 2003, 2h47) : un passionné d’antiquités découvre
une magnifique et mystérieuse Vénus de bronze en piochant dans
son jardin. Il est le plus heureux des hommes, mais, pour combien de temps
encore ?
Psychologie
Christophe Fauré, Vivre le deuil au jour le jour : la perte
d'une personne proche (A. Michel, 2004, 8h11) : nous sommes tous
confrontés un jour ou l'autre au décès d'une personne
proche. Le travail de deuil est indispensable pour se reconstruire.
OPHTALMOLOGIE :
LA MIGRAINE OPHTALMIQUE
La migraine ophtalmique est l’une des formes de la migraine commune. Elle touche plutôt les femmes que les hommes. Elle résulte d’une activité anormale des neurones dans la partie du cerveau qui gère les informations visuelles, d’où les symptômes particuliers de cette forme de migraine.
Les symptômes
Elle débute par des troubles visuels (ou « aura ») qui apparaissent en quelques minutes et touchent généralement les deux yeux : la vision devient floue, le malade perçoit des formes brillantes devant les yeux, des taches colorées scintillantes, des zigzags, des éclairs, des lignes brillantes en dents de scie (souvent comparées aux fortifications de Vauban) ou encore un scotome (soit un trou dans le champ visuel au centre du regard).
Le champ visuel peut être amputé, avec impossibilité pour les deux yeux de voir sur les côtés.
Des troubles non visuels peuvent être ressentis : engourdissement, picotements, fourmillements… affectant en général un seul côté du corps et commençant souvent à la main avant de gagner le bras puis le visage.
Comment évolue-t-elle ?
Les symptômes visuels persistent environ 20 à 30 minutes, puis
ils disparaissent progressivement pour laisser place à un mal de tête
pulsatile (les douleurs suivent le rythme du pouls), souvent unilatéral.
Le mal de tête dure généralement moins longtemps que dans
la migraine classique. Il peut même parfois ne pas survenir.
La céphalée peut aussi être associée à des
nausées, des vomissements ou une intolérance au bruit (phonophobie)
et à la lumière (photophobie).
Identifier les facteurs déclenchants
De nombreuses causes, spécifiques à chaque individu, peuvent
déclencher la crise de migraine. Lorsqu’elles sont identifiées,
leur éviction est indispensable pour éviter une nouvelle crise.
Parmi les facteurs déclenchants les plus connus, on peut citer :
- les facteurs alimentaires : alcool, vin blanc, chocolat, fromages, graisses
cuites, repas trop abondant…
- les facteurs hormonaux : grossesse, prise de contraceptifs oraux, règles…
Chez la femme, les crises apparaissent dans la moitié des cas lors
de la puberté ; et sont plus fréquentes et plus sévères
au moment des règles chez 2 femmes sur 3 ;
- les facteurs psychologiques : choc émotionnel, contrariété,
stress…
- les modifications du mode de vie : voyage, vacances…
- les facteurs climatiques ou sensoriels : froid, chaleur, vent, bruit, odeurs…
Il existe aussi, vraisemblablement, une prédisposition génétique puisque, souvent, plusieurs membres d’une même famille sont atteints.
Quel est le traitement ?
Le diagnostic de la migraine ophtalmique est purement clinique. Entre les crises, le malade ne se plaint d’aucune douleur. Le traitement est identique à celui de la migraine classique.
Le traitement de la crise fait appel aux antalgiques (aspirine, paracétamol), aux anti-inflammatoires non-stéroidiens (ibuprofène, kétoprofène), aux triptans ou aux dérivés de l’ergot de seigle (tartrate d’ergotamine et dihydroergotamine). Des médicaments pour calmer les nausées peuvent y être associés.
Le traitement de fond est proposé pour prévenir la survenance des crises lorsque celles-ci sont fréquentes et altèrent la qualité de vie du malade. Il doit être pris au long cours et ses effets ne se manifestent pas avant deux ou trois mois.
Dans certains cas, un scanner ou une RM (résonance magnétique) peuvent être demandés.
Ne pas confondre avec d’autres formes de migraine avec « aura »
La migraine hémiplégique familiale, d’origine génétique, s’accompagne d’une paralysie d’un côté du corps qui peut durer plusieurs jours.
La migraine ophtalmoplégique se traduit par des accès de migraine intenses et subits qui persistent plusieurs jours et qui se terminent brutalement par une paralysie de l’œil due à la paralysie du nerf moteur oculaire commun. Les crises qui se répètent à intervalles variables peuvent aboutir à la paralysie totale et définitive du nerf.
Les maux de tête qui doivent inciter à consulter
- Mal de tête soudain avec la sensation de quelque chose qui éclate dans la tête (hémorragie méningée).
- Mal de tête s’aggravant de jour en jour (méningite, tumeur du cerveau…)
- Tout mal de tête récent et inhabituel chez une personne âgée (maladie de Horton).