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Informations Générales du JP

 

DROIT ET REPRESENTATION DU HANDICAP :

LA CAISSE NATIONALE POUR LA SOLIDARITE ET L’AUTONOMIE

La Caisse nationale pour la solidarité et l’autonomie (CNSA) est peu connue du grand public. La CNSA est un établissement public créé par la loi du 30 juin 2004. La loi sur l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées du 11 février 2005 a précisé et renforcé ses missions. Mise en place en mai 2005, la CNSA est, depuis le 1er janvier 2006, chargée de :
• Financer les aides en faveur des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées ;
• Garantir l’égalité de traitement sur tout le territoire et pour l’ensemble des handicaps ;
• Assurer une mission d’expertise, d’information et d’animation pour suivre la qualité du service rendu aux personnes.
La CNSA est donc à la fois une « caisse » chargée de répartir les moyens financiers et une « agence » d’appui technique.
Elle verse aux conseils généraux dans les départements, une partie de ses ressources pour contribuer à financer les aides individuelles :
L’APA : l’allocation personnalisée d’autonomie pour les personnes âgées (1,5 milliard d’euros en 2010) ;
La PCH : prestation de compensation pour les personnes handicapées (600 millions d’euros en 2010).


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DROIT ET REPRESENTATION DU HANDICAP :

ATTRIBUTION DE L'AAH : Les associations accusent l'Etat de porter atteinte au droit des personnes handicapées


Le gouvernement a soumis à l'avis du Conseil national consultatif des personnes handicapées (le CNCPH) un projet de décret relatif aux modalités d'attribution de l'allocation aux adultes handicapés (l’AAH) qui marque «une rupture inacceptable dans la politique du handicap». Dressant ce constat, le Comité d'entente des associations représentatives de personnes handicapées et de parents d'enfants handicapés a jugé, dans un communiqué du 27 avril dernier, cette situation «inacceptable». Si le décret est pris en l'état, les 70 organisations nationales représentatives des personnes handicapées s'interrogent fortement sur l'utilité de continuer à participer aux différentes instances du handicap. La Confédération français pour la promotion sociale des aveugles et des amblyopes (la C.F.P.S.A.A.) – dont l’AVH est membre - fait partie de ce Comité d’entente.

Remise en cause du droit à compensation

Ce projet de décret prévoit que l'AAH soit accordée à la majorité des 4/5e des membres des commissions des droits et de l'autonomie, au sein des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). L'Etat, disposant d'une minorité de blocage, entend ainsi s'adjuger le pouvoir d'accorder l'AAH afin d'en maîtriser l'impact budgétaire, affirme le Comité. En s'accordant à lui-même le pouvoir d'attribuer ou non l'allocation aux adultes handicapés, «l'Etat remet en cause la notion même de droit à compensation des personnes handicapées pour revenir à une pure logique d'aide sociale», dénoncent les associations. «A terme, suivant cette dérive, l'ensemble des droits des personnes en situation de handicap pourrait ainsi être placé sous la tutelle du seul financeur ». Or « il ne revient pas à l'Etat de reconnaître le droit mais de permettre de l'appliquer», indique leur communiqué commun.
Cette nouvelle orientation de la politique du handicap interroge fortement les associations membres du Comité d'entente sur leur rôle et leur place dans la mise en oeuvre de la politique du handicap. «Elle risque de compromettre leur participation aux différentes instances du handicap, au premier rang desquelles figure la conférence nationale du handicap du 8 juin 2011, mais également au sein des maisons départementales des personnes handicapées», indiquent les associations. Le Comité d'entente demande au gouvernement «de renoncer sans délai à son projet»

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DROIT ET REPRESENTATION DU HANDICAP :

MARIE-ANNE MONTCHAMP RECONNAIT UN BILAN «CONTRASTE» DE LA LOI DU 11 FEVRIER 2005

A propos de la loi Handicap du 11 février 2005, la situation est « contrastée », a déclaré la secrétaire d'Etat aux Solidarités Marie-Anne Montchamp, le 4 mai dernier, à Bordeaux, à l'ouverture du 41e congrès de l'Association des paralysés de France (APF). « Force est de constater que l'esprit d'inclusion sociale porté par la loi du 11 février 2005 n'a pas encore pénétré toutes les strates de notre société », a-t-elle déploré.
« Six ans après la loi », a déclaré la ministre, la situation est « à vrai dire contrastée, marquée par des progrès, dont certains sont majeurs, mais elle est aussi entachée par la persistance de difficultés que les avancées mettent paradoxalement en lumière ». Elle a évoqué en particulier de « réels obstacles » en matière d'accessibilité et des « réticences et crispations du milieu scolaire et des familles d'autres élèves » face à l'accueil réservé à l'école aux enfants handicapés.

L'accès à l'emploi et à la formation freiné

« L'accès à l'emploi et à la promotion professionnelle sont freinés par le faible nombre de personnes handicapées qui bénéficient réellement des dispositifs de formation », a ajouté la secrétaire d'Etat aux Solidarités : à peine 1% des contrats en alternance, 0,7% des contrats d'apprentissage, 1,8% des contrats de professionnalisation sont passés avec ces handicapés.

Elle s'est en revanche réjouie que « certains paris » de la loi aient été relevés en matière d'emploi. Le nombre d'entreprises n'employant aucun travailleur handicapé a chuté de 78% depuis 2005, a-t-elle dit.
Elle s'est également félicitée de ce que près de 200.000 enfants handicapés aient été inscrits à l'école à la rentrée 2010, soit deux fois plus qu'en 2005.
Elle a souligné que le président Sarkozy avait « tenu son engagement de revaloriser » l'allocation adulte handicapés de 25% en quatre ans. Concernant une modification du mode d'attribution de cette allocation, qui provoque la protestation des syndicats et d'associations de personnes handicapées, comme on vient de l’entendre, Marie-Anne Montchamp a indiqué que « rien n'est définitif » sur cette question et que « tout reste à faire ».

Les revendications de l'APF


Le président de l'APF, Jean-Marie Barbier, a souligné le sens de son congrès « sur le choix d'une société inclusive pour tous ». Il a annoncé qu'un « pacte 2012 » comprenant 12 engagements serait dressé par les congressistes et proposé à la signature des candidats à la présidentielle et aux législatives.
L'APF réclame notamment un « revenu d'existence incontournable » sinon « les personnes handicapées qui ne peuvent pas travailler sont condamnées à vivre toute leur vie 25% au-dessous du seuil de pauvreté ».

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DROIT ET REPRESENTATION DU HANDICAP :

LE CONSEIL CONSULTATIF DU HANDICAP D’ILE-DE-FRANCE

Le Conseil consultatif du handicap (CCH) d’Ile-de-France a tenu sa première réunion le 5 mai dernier. Elle est la seule région, avec Midi-Pyrénées, a avoir créé une instance permanente entièrement dédiée aux questions liées au handicap. S’il est vrai que les compétences principales en la matière incombent aux départements, les régions n’en ont pas moins un rôle important, notamment en matière d’accessibilité, de transports et de formation. Le CCH sera ainsi consulté sur les grands chantiers régionaux 2011-2014 intéressant les personnes handicapées. Cela devrait être le cas, par exemple, du schéma régional du tourisme et des loisirs, du contrat de plan de développement des formations professionnelles ou de la nouvelle délibération cadre sur la politique sociale et médicosociale. Cette consultation interviendra en amont du projet, aux stades du questionnement, du diagnostic...
Le CCH d'Ile-de-France compte 34 membres. Trente membres sont des personnalités qualifiées dans le champ du handicap (associations franciliennes les plus représentatives des personnes handicapées). S'y ajoutent la vice-présidente du Conseil régional en charge de l'action sociale, de la santé et du handicap - qui préside le CCH -, une conseillère régionale, un représentant du conseil économique, social et environnemental de la région (Ceser), ainsi qu'un représentant de la commission d'action sociale régionale.

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ACCESSIBILITE :

L'EUROPE VEUT RENFORCER LES DROITS DES VOYAGEURS HANDICAPES

Selon le site Internet Handicap.fr , la Commission européenne s'est engagée à renforcer les droits des voyageurs handicapés après avoir été saisie d'une plainte pour discrimination portée par un haut fonctionnaire des Nations Unies refusé par la compagnie Swiss à cause de son handicap. Rapporteur spécial des Nations Unie sur les infirmités, Shaib Chalklen, qui se déplace en fauteuil roulant, a été informé le 4 avril dernier par la compagnie Swiss qu'il ne pourrait embarquer à bord d'un vol reliant Londres à Genève s'il n'était pas accompagné, au motif qu'il ne pourrait utiliser les toilettes de l'avion sans assistance.

Le Forum européen des personnes handicapées a dénoncé « une violation flagrante de la législation européenne » et a interpellé la Commission européenne sur cette « discrimination d'un passager handicapé ». Le commissaire chargé des Transports, Siim Kallas, s'est engagé à présenter un « train de mesures pour clarifier la législation relative aux droits des passagers et à en renforcer la mise en œuvre ».

Il présentera des propositions pour la fin de l'année, afin qu'elle puissent être opérationnelles pour les Jeux Paralympiques prévus du 27 juillet au 12 août 2012 à Londres. De très nombreux athlètes handicapés se déplaceront en avion pour ces jeux.
Trop de personnes handicapées se voient refuser l'accès aux avions et rencontrent des difficultés pour avoir accès à des équipements médicaux et à une assistance. Les droits prévus pour les voyageurs handicapés par la législation européenne sont mal appliqués, car trop de dérogations permettent aux compagnies et aux aéroports de les interpréter à leur convenance, reconnaît l'entourage du commissaire.

Le principal problème porte sur la notion de sécurité trop vague. « Si l'embarquement est refusé pour des raisons de sécurité, ce ne peut être le cas que pour des raisons liées à la sécurité du vol » en tant que tel, a insisté la Commission.


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DEPENDANCE :

DEUX FOIS PLUS DE PERSONNES AGEES DEPENDANTES D'ICI 50 ANS


Le nombre de personnes âgées dépendantes sera multiplié par deux d'ici 50 ans, selon les résultats d'un groupe de travail sur les « enjeux démographiques et financiers » mis en place par Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, pour préparer la réforme de la dépendance, résultats publiés début avril dernier. D'après cette étude, on passerait de 1,15 million de personnes dépendantes en 2010 à 2,3 millions en 2060 (étant considérées comme dépendantes, les personnes bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), selon les critères actuels d'attribution. La hausse des effectifs serait de 2 % par an d'ici à 2017-2020 (période où les classes creuses nées dans les années 1930 arriveront à l'âge de la dépendance), puis de 1,1 % par an jusqu'en 2030 , puis de 2 % entre 2030 et 2045 (générations de baby-boom) et de 0,6 % par an au-delà.

Ces chiffres seraient supérieurs aux dernières prévisions officielles, élaborées en 2005 par le Centre d'analyse stratégique.


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DEPENDANCE :

REFORME DE LA DEPENDANCE, Un rapport du Sénat veut servir de «fil directeur» au débat

Son choix est de privilégier un «financement mixte» de la perte d'autonomie, alliant un «socle élevé» de solidarité nationale et un système de prévoyance individuelle. Dans ses grandes lignes, le rapport final de la mission «Dépendance» du Sénat, présenté le 1er février dernier, n'envisage pas «la création d'une nouvelle branche de la Sécurité sociale. L'aggravation de la situation des finances publiques n'a fait que conforter notre choix», a expliqué le rapporteur de la mission, le sénateur (UMP) Alain Vasselle.

Selon la mission, la distinction entre compensation du handicap et prise en charge de la dépendance des personnes âgées conserve, de la même façon, «toute sa pertinence» : «Il y a entre le handicap, qui est aléatoire et accidentel, et la dépendance, qui est un risque prévisible, des différences objectives», a justifié Alain Vasselle, précisant qu'une convergence entre ces deux types de prise en charge entraînerait un «triplement de l'allocation personnalisée d'autonomie» (APA), qui serait «budgétairement insoutenable».

 

Prise de gage

Le Sénat rejette le système de recours sur succession imaginé par l'Assemblée nationale, lui préférant une «prise de gage» de 20 000 euros (au maximum) sur la fraction du patrimoine dépassant un seuil déterminé, «à fixer entre 150 000 et 200 000 euros». A l'entrée en dépendance, les personnes âgées auraient le choix entre ce dispositif et une APA à 50% : «Ce système, qui n'est pas confiscatoire, a l'avantage de ne pas remettre en cause le caractère universel de l'APA», a estimé Alain Vasselle, qui y voit par ailleurs une «incitation forte» à contracter une assurance individuelle. Et la solidarité entre générations doit être mobilisée.

 

Reste à charge

Cette mesure, qui permettrait de dégager «800 millions d'euros en 2012 et 1,1 milliard en 2014», aurait pour contrepartie une revalorisation des plans d'aide à domicile. La mission rappelle néanmoins la nécessité, au préalable, d'améliorer l'évaluation de la perte d'autonomie et de mieux prendre en compte les maladies d'Alzheimer et apparentées. Elle propose pour ce faire de «fiabiliser la grille Aggir» et de mettre en place un référentiel commun pour l'ouverture des droits, que le financement soit public ou privé. En établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), la mission avance plusieurs pistes pour alléger le reste à charge des familles. Le basculement des dépenses d'animation et d'une part plus importante des charges d'agents de service du tarif hébergement vers le tarif dépendance, et le report de l'intégralité des charges d'aides-soignants du tarif dépendance vers le tarif soins, permettrait, selon elle, de diminuer de 200 euros par mois la facture des résidants. Pour aider davantage les classes moyennes, elle souhaite par ailleurs établir une «échelle dégressive» de versement de l'APA et rendre opposable, dans le privé comme dans le public, des référentiels de coûts d'hébergement. Elle réclame également la parution, «sans attendre», du décret réformant la tarification des EHPAD et la reconversion de lits hospitaliers en lits médico-sociaux.

 

Pistes de financement

Reste la question des nouvelles sources de financement pour l'avenir. Sur ce dossier, les sénateurs proposent de «poursuivre la réflexion» sur la création d'une deuxième journée de solidarité et/ou l'extension de la contribution solidarité autonomie aux non-salariés. Celle concernant l'alignement du taux de CSG des retraités sur celui des actifs devra s'inscrire, selon elle, dans un débat plus global sur la rationalisation des dépenses fiscales en faveur des personnes âgées. Comme l'Assemblée nationale, le Sénat propose de compléter le dispositif par la «généralisation d'une couverture assurantielle», mais se prononce, contrairement aux députés, pour un système de volontariat. «Rendre cette assurance obligatoire serait trop compliqué, a estimé Alain Vasselle. Car comment contrôler le respect de l'obligation ? Comment sanctionner le refus d'assurance ?» La mission suggère plutôt d'encourager, par une aide publique, le recours à l'assurance des personnes les plus défavorisées, d'utiliser les contrats complémentaires santé comme «vecteur de la diffusion de la garantie dépendance» et de permettre aux personnes qui le souhaitent d'orienter une part des sommes souscrites en assurance-vie vers un contrat dépendance.



Guide méthodologique

Pour finir, le Sénat juge nécessaire de revoir la gouvernance actuelle du système, en réaffirmant notamment le «principe de parité de financement» de l'APA entre l'Etat et les conseils généraux et en modifiant les critères de péréquation. Elle propose également d'expérimenter, «sur une base volontaire», une gestion déléguée aux départements des crédits d'assurance maladie des Ehpad.

En conclusion de son rapport, le Sénat propose ainsi un «guide méthodologique pour le débat» reprenant, sous forme de questions, les «enjeux essentiels» de la réforme.


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DEPENDANCE :

REFORME DE LA DEPENDANCE, Roselyne Bachelot défend « un socle de solidarité »


La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot, s'est prononcée, le 11 mai dernier, pour « un socle massif de solidarité » pour financer la dépendance, précisant que la piste du recours sur succession était en train de s'éloigner. Confirmant que les décisions seraient arrêtées « courant juillet » par « arbitrage du président de la République », Roselyne Bachelot a indiqué sur RMC et BFMTV que la création d'une cinquième branche de la Sécurité sociale n'était « pas encore décidée ». Elle a jugé « exclu de privatiser la prise en charge de la dépendance », précisant qu'une assurance dépendance obligatoire n'était « pas la voie retenue ». « Nous resterons sur un socle massif de solidarité », a-t-elle ajouté.
De même, selon elle, il y a « une piste qui commence à bien s'écarter, le recours sur succession », qui consisterait à récupérer une partie des aides au décès du bénéficiaire. Elle a observé qu'il y avait « un consensus massif » sur ce point. La ministre a fait état d'un « refus total de l'endettement et de faire peser une charge supplémentaire sur le travail et les entreprises ».
Quant à une deuxième « journée de solidarité » pour contribuer au financement, cette idée « a un défaut: elle ne s'adresse qu'aux salariés et aux actifs », et « il serait tout à fait indécent que certains touchent des allocations et que, pour autant, ils n'y contribuent pas ».

 

Solutions possibles


Dans la palette de solutions possibles, figurent une hausse de « 0,1 point de CSG (Contribution sociale généralisée)» qui rapporterait « 1,3 milliard », « une taxation sur le patrimoine » ou encore un alignement de la CSG acquittée par les retraités sur celle des actifs, une idée « défendue par la CFDT », a énuméré Roselyne Bachelot.

De même, la transformation des capitaux d'assurance vie en rente dépendance n'est « pas une mauvaise idée », selon elle. Pour Roselyne Bachelot, « il faut d'abord financer des choses urgentes », comme « le reste à charge qui peut être extrêmement élevé dans certaines maisons de retraite ». Il faut aussi « aider les aidants », dont certains sont « totalement épuisés », notamment par la création de « structures de répit » pour « permettre aux gens de souffler », et enfin « développer des structures intermédiaires » entre le maintien à domicile et les maisons de retraite.

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SOCIAL :

LA NOUVELLE FONCTION DE DÉFENSEUR DES DROITS


Le président de la République vient de nommer M. Dominique Baudis dans la nouvelle fonction de défenseur des droits.
Décidée lors de la réforme constitutionnelle de 2008, cette fonction de défenseur des droits a été mise en place par deux lois du 29 mars 2011 (J.O. du 30 mars). Elle remplace quatre entités, la plupart créées il y a moins de dix ans, à savoir : le Médiateur de la République, la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), le Défenseur des enfants et la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). Ces quatre institutions disparaissent et sont fusionnées dans la nouvelle structure du défenseur des droits qui reprend leurs attributions que nous rappellerons brièvement ici :


- Le médiateur de la République : institué en 1973, ce poste était l'une des premières autorités administratives indépendantes. Il était chargé de recevoir les doléances des citoyens envers les administrations. Il présentait un rapport annuel comportant des préconisations.


- La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), créée en 2004, avait pour but d'intervenir contre « toutes les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international auquel la France est partie ». Pouvant être saisie directement par les citoyens, la Halde pouvait saisir le procureur de la République et même mener elle-même certaines enquêtes. Elle produisait également un rapport annuel assez attendu sur l'état des discriminations dans le pays.


- Le défenseur des enfants, autorité indépendante créée en 2000, pouvait être saisi par les enfants eux-mêmes ou par des associations d'utilité publique ; il disposait aussi de pouvoirs d'alerte et de médiation. Il pouvait, notamment, saisir le médiateur de la République ou la commission nationale de déontologie de la sécurité, deux institutions également fusionnées dans la fonction de défenseur des droits.


- La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), créée en 2000, avait pour mission de veiller au respect de la déontologie par la police et par les forces de l'ordre au sens large, y compris les sociétés de sécurité privées. La CNDS pouvait elle aussi être saisie par tout citoyen, par le biais d'un parlementaire. Mais de fait, la faiblesse de ses moyens en budget ou en personnel limitait son action.


Saisine directe du défenseur des droits


Le défenseur devra traiter près de cent mille réclamations annuelles dans des domaines très divers, allant des violences policières aux discriminations à l'entrée des boîtes de nuit, en passant par les erreurs de l'administration. Pour les partisans de la réforme, la création du défenseur des droits est un gain d'efficacité. Selon un rapport du Sénat, il disposera de deux cent vingt collaborateurs chargés de traiter ces demandes, dont soixante-dix-neuf titulaires.


Toute personne qui s'estime lésée dans ses droits et ses libertés pourra s'adresser directement à l'autorité que va présider Dominique Baudis, sans intermédiaire. Auparavant, le Médiateur de la République, par exemple, ne pouvait être saisi que par l'intermédiaire d'un parlementaire qui filtrait les réclamations.


Le Défenseur des droits et ses adjoints instruiront les dossiers. Ils disposeront de quasi-pouvoirs d'enquêteurs pour établir si les faits allégués sont réels et pour apprécier s'ils sont contraires à la loi ou non. Le Défenseur pourra convoquer le représentant de l'administration ainsi que de l'entreprise mise en cause, ou le particulier incriminé, et exiger la communication de documents. Ses agents auront le droit de procéder à des vérifications sur place. Administrations, entreprises et particuliers seront tenus de coopérer, sous peine de s'exposer à des poursuites pour délit d'entrave à l'action du Défenseur des droits. En contrepartie, les personnes auditionnées par le Défenseur pourront être assistées d'un avocat.


Lors d'un procès, de sa propre initiative, le Défenseur pourra présenter des observations écrites et orales devant le tribunal. Il pourra aussi émettre des recommandations pour régler le litige, prononcer une injonction envers l'administration si ses recommandations restent lettre morte et saisir l'autorité disciplinaire de la personne mise en cause.

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MATERIELS :

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Catalogue, Nouveautés, Fiches de produits, Tarifs à consulter en ligne


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www.avh.asso.fr/magasin/produits/nouveautes.php
2. Pour consulter le catalogue d’articles et leurs tarifs, allez sur la page :
www.avh.asso.fr/magasin/produits/index.php
3. Vous pouvez télécharger les fiches produits de votre choix au format PDF par catégorie depuis la page suivante :
www.avh.asso.fr/magasin/telecharger.php#Fiches produits

 

MATERIEL « VIE QUOTIDIENNE»,

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Entièrement réglables par une personne non-voyante, elles disposent des fonctions suivantes :
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MATERIELS "BASSE VISION" :

 

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MATÉRIEL « BASSE VISION» :

 

TELEAGRANDISSEUR TRANSPORTABLE MOBILITY


Le KOBA Vision Mobility est un système d'agrandissement portable révolutionnaire. Il permet de travailler sur un ordinateur de bureau ou portable. Il peut être connecté à tous les ordinateurs, permettant ainsi d'ajuster la grandeur de l'écran suivant ses besoins. Grâce aux techniques les plus modernes et à son système de caméra vidéo intégré, l'image offre toujours un contraste optimal et une précision accrue. Attention, il coûte cher (2 600 €).


Agrandissement portable à la fac ou au travail :

Sa conception compacte permet de le déplacer facilement. Tout le système fonctionne avec une seule batterie, celle de l'ordinateur portable. Tout le système tient dans un sac à dos avec l'ordinateur et la caméra. Pour la mise en service, vous n'avez besoin que du corps de l'appareil, de la caméra et de deux câbles USB.

 

Caméra de lecture et caméra à distance


Le Mobility dispose d'une caméra de lecture et d'une caméra à distance. En pivotant la caméra on peut facilement passer du mode lecture à celui de vision à distance. Le logiciel veille à la précision de l'image. Le mode lecture est utilisé pour agrandir des documents ou des livres. Le mode à distance sert à visualiser le tableau à l'école ou une présentation dans une salle de travail.

KOBA Vision Studio est le programme livré avec l'ensemble qui gère la caméra. D'un tour de main, vous pouvez changer les couleurs, lire en mode positif ou négatif. Activer l'autofocus, modifier les couleurs de l'image, ajuster le contraste ou la luminosité peut se faire très facilement à l'aide des touches de raccourci ou des boutons situés sur l'écran. Les images de la caméra peuvent être copiées ou enregistrées via une touche de raccourci.
Le KOBA Vision Mobility fonctionne également sur écran fractionné. Cette fonction sélectionnée, l'image de la caméra est affichée à l'écran en même temps que celle de l'ordinateur. Les programmes d'agrandissement tels que ZoomText ou Lunar peuvent fonctionner conjointement sans problème et cela sans perdre de vue le bureau de Windows.

Spécifications Techniques :


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• Dimensions :
- A l’usage, en cm : 24 x 40 x 17,5 (H x L x P)
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- 2 ports USB 2.0 disponibles
- Windows Home, Professional
- Windows Vista
- DirectX 9.0c
- Mémoire interne: 512 MB RAM pour Windows Home, Professional
- Mémoire interne: 2 GB RAM pour Windows Vista
- Carte graphique avec mémoire video : 128MB RAM pour Windows Home, Professional
- Carte graphique avec mémoire video: 512MB RAM pour Windows Vista
Prix : 2 600 € - Garantie : 2 ans.

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OPHTALMOLOGIE :

ÉTUDE SUR L'INSOMNIE CHEZ LES PERSONNES NON-VOYANTES

Souffrez-vous depuis longtemps d’insomnie la nuit et de somnolence au cours de la journée ? Ces troubles vous gênent-ils dans la vie quotidienne ?
La recherche avance pour résoudre ces problèmes. L’Association Valentin Haüy apporte son soutien à l’étude exposée ci-après.


Les problèmes de sommeil chez les personnes non-voyantes


Une mauvaise qualité ou un manque de sommeil sont des plaintes fréquentes en particulier chez les personnes non-voyantes qui ne perçoivent pas de lumière. Ces personnes souffrent par conséquent d'insomnies cycliques et de privation de sommeil. Pour certaines personnes totalement aveugles, l'insomnie et la fatigue diurne qui accompagnent les perturbations chroniques du sommeil ont de profondes répercussions sur leur vie sociale et professionnelle, et sont considérées comme l'aspect le plus invalidant de leur cécité.
Il y a un peu plus de dix ans, avec l’aide de l’Association Valentin Haüy, le professeur Damien LEGER et le docteur Pascale OGRIZEK, du centre de sommeil de l’Hôtel- Dieu à Paris ont réalisé une étude par questionnaire en braille chez 1.073 aveugles comparés à des personnes voyantes de même sexe et âge. Cette étude a montré une plus forte fréquence des troubles du sommeil chez les non-voyants :
83% des aveugles disent présenter au moins un problème de sommeil, principalement des réveils nocturnes avec difficultés pour se rendormir (54%) mais aussi une durée de sommeil trop courte (49%), un réveil trop précoce (45%), une qualité du sommeil pauvre (43%), des difficultés d’endormissement (35 %).
Les aveugles se plaignaient plus d’insomnie que les voyants (35% contre 26%), ils prenaient aussi plus fréquemment des somnifères que les témoins (25% contre 13%) et se plaignaient plus fréquemment de somnolence diurne (14% contre 6%).
Une autre étude sur le sommeil des enfants aveugles retrouve une prévalence de l’insomnie plus fréquente chez les enfants non-voyants que chez les enfants voyants.


Pourquoi le sommeil des non-voyants est-il souvent perturbé ?


Bien que de multiples autres causes telles que l’origine de la cécité, les conditions de vie difficiles des non-voyants, des raisons psychologiques puissent influencer leurs difficultés de sommeil, la non-perception de la lumière semble jouer un rôle non négligeable.
En effet, la non-perception de la lumière empêcherait de « caler » leur rythme de sommeil sur la périodicité jour-nuit et expliquerait les difficultés cycliques pour s’endormir et les épisodes de somnolence involontaires que certains non-voyants ressentent par période. Le sommeil n'étant plus synchronisé par rapport au rythme de 24 heures se met en « libre cours », ce qui veut dire qu’il peut survenir en plusieurs épisodes au cours des 24 heures sans tenir compte de l’alternance du jour et de la nuit : des difficultés d’endormissement, des réveils au cours de la nuit, une somnolence dans la journée peuvent en résulter.


L’horloge biologique et la lumière


Il y a quelques années des chercheurs comme Michel Siffre, se sont isolés volontairement quelques semaines dans des grottes et ont montré qu’en l’absence de stimulation par la lumière leur horloge se désynchronisait. C'est cette «désynchronisation » qui se produit chez les aveugles qui ne perçoivent pas la lumière.
La lumière est comme un « chef d'orchestre » des rythmes biologiques rythmés sur 24 heures qui s’organisent autour de l’alternance de période d’activité et de repos, calquées sur le cycle jour/nuit. L’horloge interne qui régule ce cycle se situe dans le cerveau, à la base de l’hypothalamus, située juste au-dessus du chiasma optique, lieu de croisement des deux nerfs optiques. Au nombre de deux, ces noyaux comportent chacun quelques dizaines de milliers de neurones qui peuvent recevoir, grâce à leur position stratégique par rapport aux nerfs optiques, des informations sur le niveau d’intensité lumineuse ambiante. La lumière du jour agit, par l’intermédiaire de la rétine et des voies optiques, comme un resynchroniseur de l’horloge biologique qui doit, comme toute horloge, être ajustée quotidiennement.
L’information lumineuse reçue est transmise à la glande pinéale, responsable de la sécrétion de la mélatonine. Cette hormone informe l’organisme de l’arrivée de la nuit et induit le sommeil : la présence de lumière bloque sa synthèse alors que l’obscurité la déclenche. L’alternance jour/nuit, par l’intermédiaire de la mélatonine, régule nos cycles biologiques et en particulier notre sommeil.


Solutions


La mélatonine dont la sécrétion est perturbée par un mauvais fonctionnement de l’horloge biologique a été synthétisée chimiquement et commercialisée comme traitement depuis des années dans des pays anglo-saxons dans l’indication des troubles du sommeil. En Europe, la mélatonine était cependant non utilisable car on ne connaissait pas suffisamment ses effets secondaires possibles.
Depuis quelques années, cependant, des nouveaux médicaments avec des modes d’actions similaires ont été testés pour leur efficacité et sont soumis aux règles strictes de contrôle de possibles effets secondaires. Plusieurs études laissent penser que la mélatonine ou d’autres médicaments avec des modes d’action similaires seraient de bonnes solutions pour la prise en charge des troubles du sommeil des non-voyants.
Le laboratoire pharmaceutique américain Vanda Pharmaceuticals développe actuellement un nouveau médicament destiné aux personnes non-voyantes qui ne perçoivent pas la lumière et souffrent de troubles du sommeil. Ce nouveau traitement a déjà été testé sur plus de 900 personnes au cours de diverses recherches biomédicales. Les résultats ont montré que cette molécule était bien tolérée et qu'elle ne présentait pas les effets secondaires négatifs de certains autres traitements prescrits actuellement pour les troubles du sommeil (une dépendance, des états de manque, des risques accrus de chutes, etc.).
Toujours d'après les études réalisées, ce nouveau traitement, contrairement aux autres, n'aurait pas seulement un effet sur l'endormissement mais aurait également un effet chronobiotique, ce qui signifie qu'il permettrait réellement de synchroniser l'horloge interne des personnes sur le cycle jour-nuit rétablissant ainsi des cycles de sommeil aux heures les plus adéquates.
Ayant réalisé tous les essais requis au préalable, Vanda Pharmaceuticals souhaite à présent obtenir des informations sur la tolérance et l'efficacité de ce nouveau médicament dans la population à qui est vraiment destinée ce traitement ; c'est-à-dire les personnes non-voyantes ne percevant pas la lumière du jour.


Participez à l’étude en cours


La société FORENAP Pharma propose aux personnes aveugles souffrant de troubles du sommeil de participer à une recherche biomédicale organisée dans huit villes de France (Paris, Garches, Lyon, Toulouse, Lille, Rennes, Montpellier et Rouffach en Alsace) au sein de centres spécialisés dans l'étude du sommeil, et encadrée par des équipes médicales également spécialisées dans le sommeil.
Cette étude nationale est coordonnée par le professeur Léger de l’Hôtel-Dieu à Paris et elle est financée par VANDA Pharmaceuticals. L’objectif est l’essai d’un traitement expérimental destiné aux personnes non-voyantes ne percevant pas la lumière et souffrant d’insomnie et de somnolence au cours de la journée.
Si vous êtes intéressé(e) par cette étude, si vous souhaitez des informations ou si vous désirez faire avancer la recherche sur le sommeil des personnes non-voyantes, contactez dès à présent le centre intéressé au Tél. 0800 777 784 (uniquement hors Alsace) ou écrivez à l’adresse de courriel suivante : recrutement@forenap.com


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LIRE QUAND MEME :

Des nouveautés du « livre parlé ».

Les nouveautés de la Bibliothèque du «Livre Parlé» sont proposées en enregistrement sur CD selon le mode Daisy. Il n’y a qu’un seul CD par livre, dont la durée est indiquée après le titre. Vous pouvez les écouter sur un lecteur de CD audio simple ou sur un lecteur dit MP3. Mais c’est avec un lecteur au mode Daisy que l’écoute est la plus agréable car vous pouvez vous interrompre et reprendre là où vous en étiez ou naviguer facilement dans l’ouvrage.
Vous pouvez aussi télécharger tous les ouvrages de la bibliothèque sur simple demande par e-mail à l'adresse livredaisy@avh.asso.fr , comme nous vous l’indiquions dans un précédent Journal parlé (N° 78 décembre 2010-janvier 2011). Pour toute demande de renseignement par courriel merci d'écrire à bibliotheque@avh.asso.fr


Romans


Maxence Fermine : Le papillon de Siam (A. Michel, 2010, 3h32) : la vie romancée d'un explorateur méconnu, Henri Mouhot qui partit à la recherche d'un papillon sacré au Siam et découvrit les ruines d'Angkor, ancienne capitale du royaume khmer.

Patrick Lapeyre : La vie est brève et le désir sans fin ( POL, 2010 ; Prix Femina 2010, 8h24) : deux hommes, l'un marié, à Paris, l'autre célibataire, à Londres, aiment la même femme. Elle navigue de l'un à l'autre, faisant souffrir les deux.

Guy de Maupassant : Mont-Oriol (Gallimard, 2002, 8h43) : comment à force de bluff, de supposés miracles et de faux certificats délivrés par des médecins complaisants on parvient à fabriquer une ville d'eaux et à lotir au plus haut prix un paysage entier en exploitant la crédulité des uns et en s'appuyant sur la malhonnêteté des autres.


Claude Mossé : Le secret de Mozart (Alphée, 2010, 7h46) : en France, en 1787-1789, les troubles se multiplient. Chez les Habsbourg, en Autriche, la contagion est redoutée. Marie-Antoinette et Mozart sont Autrichiens et font l'objet d'attaques.

Danielle Steel : Une femme libre (Presses de la Cité, 2010, 9h51) : Annabelle Worthington, jeune Américaine du début du vingtième siècle, vient en France, soigner les soldats, afin d'oublier ses problèmes familiaux. En effet, elle a d’abord perdu son père et ses frères, avant d’être trahie par son époux.

John Steinbeck : Des souris et des hommes (Gallimard, 1972, 4h29) : la vie de deux journaliers dans un ranch de la vallée de Salinas.

Stendhal : Le Rouge et le noir 1 (J'ai lu, 1985, 09h09) : l'ascension de Julien Sorel, un jeune provincial ambitieux.

Stendhal : Le Rouge et le noir 2 (J'ai lu, 1985, 10h44) : la chute de Julien Sorel.

Léon Tolstoï : Enfance, adolescence, jeunesse (Gallimard, 1993,16h20) : ce classique de la littérature de l'enfance a été écrit par un très jeune homme pour qui le souvenir n'est pas lié à la nostalgie, à l'attendrissement poétique, mais qui voit dans l'écriture le seul moyen de se libérer de ses chaînes et d'aborder l'âge d'homme.

Vercors : Le silence de la mer et autres oeuvres (Omnibus, 2002, 8h10) : sous l'Occupation, J. Bruller, plus connu sous le pseudonyme de Vercors, et Pierre Lescure créent un réseau de publications clandestines. Ce réseau donne naissance aux Editions de Minuit, où paraît ce manifeste de la Résistance en février 1942.

Boris Vian : Les morts ont tous la même peau (Librairie générale française, 1997, 2h25) : videur dans une boîte de nuit, Dan ne vit que pour Sheila, sa femme, et l'enfant qu'il a eu avec elle. Un enfant que la société acceptera parce que sa peau est blanche. Dan, lui est noir, d'origine, sinon de peau... Toute son existence repose sur ce secret.
Virginia Woolf : Vers le phare (Gallimard, 1996, 11h02) : une soirée d'été sur une île au large de l'Ecosse. Pôle de convergence des regards et des pensées, Mrs Ramsay exerce sur famille et amis un pouvoir de séduction quasi irrésistible.

Émile Zola : Les Rougon-Macquart - t. 9 - Nana (Presses Pocket, 1991, 16h54) : belle et prodigue, Nana mène une danse diabolique dans le Paris du Second Empire, capitale des lettres, de la finance et du plaisir.


Nouvelles


Astrid Éliard : Nuits de noces (Mercure de France, 2010, 3h08) : six variations sur le thème du mariage. Six nouvelles, six histoires à l’issue incertaine.

Guy de Maupassant : Contes grivois (Librairie générale française, 1995, 8h42) : des bordels ordinaires aux alcôves des demi-mondaines, des rives de la Seine au décor normand, jusqu'en Afrique et même au cimetière Montmartre, les contes rassemblés ici font l'inventaire des heurs et malheurs du désir dans tous les âges et à travers toutes les couches sociales.


Jeunesse - Fictions


Jules Renard : Poil de carotte (Librairie générale française, 1984, 5h01) : Madame Lepic n'aime pas son petit dernier aux cheveux roux. L'existence de Poil de Carotte est un enfer.

Antoine de Saint-Exupéry : Le Petit Prince (Gallimard, 1987, 2h13) : suite à un accident d’avion en plein désert, un pilote fait une rencontre mystérieuse avec un Petit Prince. Celui-ci lui pose plein de questions, fait de nombreuses rencontres et découvre la vie.

John Ronald Reuel Tolkien : Bilbo le Hobbit (Hachette jeunesse, 2006, 11h06) : Bilbo, comme tous les Hobbits, est un petit être paisible qui n'aime pas être dérangé. L'aventure lui tombe dessus comme la foudre quand le magicien Gandalf et treize nains barbus viennent lui parler de trésor, d'expédition périlleuse et du dragon Smaug qu'il va affronter. Car Bilbo doit partir avec eux !

Jules Verne : L'île mystérieuse (Hemma, 2000, 3h51) : en pleine Guerre de Sécession, alors qu'ils s'évadent à bord d'un ballon, cinq Américains affrontent un ouragan et atterrissent en catastrophe sur une île déserte au milieu du Pacifique.


Architecture


Renzo Piano : La désobéissance de l'architecte : conversation avec Renzo Cassigoli (Arléa, 2009 ; traduit de l’italien, 3h35) : l’architecte Renzo Piano revient sur ses principales créations (dont le Centre Pompidou) et expose sa vision de l’architecture et de son rôle dans la cité moderne.


Arts et loisirs


Vincent Meylan : Archives secrètes : Boucheron (SW Télémaque, 2009, 8h07) : la maison Boucheron a ouvert ses portes au spécialiste en joaillerie. Le témoignage est historique.


Histoire


Daniel Rondeau : Carthage (Gallimard, 2009, 4h32) : ce récit sur l'histoire et la mythologie de Carthage débute à l'occasion d'une promenade dans les ruines de la cité disparue. Des considérations sur la guerre, des impressions personnelles à travers les historiens, Hérodote, Thucydide, Polybe, et la littérature, Virgile, Saint Augustin ou Flaubert. Inventaire d'une ville ancienne, entre Orient et Occident.


Sciences


Jean-Pierre Luminet : L'univers chiffonné (Gallimard, 2005, 14h39) : astrophysicien à l'Observatoire de Meudon, l'auteur expose ses théories relatives à la forme de l'univers : est-il courbe, refermé sur lui-même, en expansion ou confirme-t-il le modèle de l'univers-ballon de football ?


Michel Pastoureau : Le cochon : histoire d'un cousin mal aimé (Gallimard, 2009, 10h21) : l’auteur retrace l'histoire sociale et culturelle du cochon, des forêts gauloises à l'élevage industriel. Il nous rappelle également que le cochon est l'animal biologiquement le plus proche de l'homme, notre cousin tour à tour symbole de goinfrerie et de saleté, de courage et de prospérité...


Musique


Emmanuel Reibel : Les musiciens romantiques : fascinations parisiennes (Fayard, 2003, 4h15) : qualifié par Liszt de centre intellectuel du monde, Paris concentre au XIXe siècle un faisceau de talents qui en fait un pôle mythique de l'Europe musicale : Berlioz, Chopin, Liszt, Bellini et Mendelssohn se côtoient dans les salons, les salles de spectacle...

Dirk Sutro : Le jazz pour les nuls (First éd., 2008 ; traduit de l’anglais, 15h46) : des origines du genre en passant par ses personnages incontournables, ce livre raconte et explique le jazz.

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VACANCES :

SÉJOURS PROPOSÉS PAR L’AVH

Vacances adaptées à saisir : 2 séjours en Tunisie et à Luchon-Superbagnières

Organisés par le centre de vacances de l’AVH, le Moulin de Cassot, un séjour à Djerba en Tunisie sur le thème « Découverte et Détente/Thalassothérapie » aura lieu du 6 au 13 novembre 2011.
Le second séjour aura les pieds dans la neige de Luchon/Superbagnères et glissera sur le thème : « Raquettes, ski de fond et thermalisme » du 7 au 13 janvier 2012.

Inscrivez-vous vite avant le 15 juin 2011 pour ces 2 séjours qui sont ouverts à des groupes de 10 à 12 personnes au maximum.

Pour plus d'informations, suivez ce lien sur Internet : http://www.avh.asso.fr/rubriques/culture_loisirs/vacances_accessibles.php

Renseignements et réservations :
Tél. 05 46 36 91 84

Courriel : residence.avh.arvert@wanadoo.fr

Courrier :
Association Valentin HAUY
Résidence MOULIN du CASSOT
2, rue du Cabouci
17530 ARVERT

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POEMES de Ouiza HAMRAOUI :

Prête-moi tes yeux

Prête-moi tes yeux
Pour ce printemps
Car c’est la belle saison
Et le temps des cerises
Pour admirer les roses
Et les feuillages verts
Pour voir le clair de lune
Et toutes les étoiles
Et j’attendrai l’aurore
Pour accueillir le jour
Revoir à nouveau
Chasser ce rêve lourd
La liberté est-elle
Entre les mains ?
Moi, je m’imagine un ciel tout bleu
Et le retour des hirondelles
Et je revois de loin un passant
Comme un dieu sur la mer
Enfin, je veux sortir de l’ombre
Vers le soleil et la lumière.

Ouiza HAMRAOUI

L’envol

J’ai ouvert mon livre
Sur mes souvenirs
Les cendres qui se réveillent
Qui me hantent la nuit
Mes joies et mes chagrins
Mon passé, mon destin
Puis je me suis envolée au pays des merveilles
Je revois mon village
Les montagnes étaient belles
Les collines oubliées
Les plages ensoleillées
La cour de mon école
Entourée de rosiers
Les promenades au pré
Dans les beaux paysages
Que sont-ils devenus ?
Les amis de mon âge
Le chant des tourterelles et des perdrix
L’eau pure de ma fontaine
C'est mes plus beaux souvenirs
Et mes plus belle étrennes
Puis j’ai fermé mon livre
Je me souviens de rien
Je me suis envolée
Aux pays de rêves.

Ouiza HAMRAOUI

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